Vers une intégration stratégique des secteurs de l’eau, de l’énergie et de l’agriculture : le Sénégal se dote d’une feuille de route commune sous le signe du Nexus EEA et du JETP
Ce jeudi 30 avril 2026, la Direction de la Transition Énergétique, placée sous la tutelle institutionnelle du Ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines (MEPM), a organisé, avec l’appui technique et la facilitation du Global Green Growth Institute (GGGI), un atelier intersectoriel d’envergure au Noom Hotel de Dakar (ex-Radisson Blu). L’objectif de cet atelier : bâtir une approche intégrée et opérationnelle des secteurs de l’Eau, de l’Énergie et de l’Agriculture, selon le principe du Nexus EEA.
Placé sous le thème : « Renforcer l’analyse intersectorielle Eau-Énergie-Agriculture afin d’identifier, prioriser et structurer des projets Nexus opérationnels, prêts à l’investissement et alignés sur les priorités nationales et le JETP », cet atelier a réuni un large éventail d’acteurs institutionnels, techniques et financiers autour d’un constat partagé : les approches sectorielles traditionnelles montrent leurs limites face à l’interdépendance croissante entre les ressources hydriques, énergétiques et les systèmes alimentaires.
L’eau est indispensable à la production d’énergie (hydroélectricité, refroidissement des centrales) et à l’agriculture (irrigation). L’énergie est nécessaire au pompage, au traitement de l’eau et à la mécanisation agricole. L’agriculture, quant à elle, influence la qualité et la disponibilité des ressources en eau, tout en étant une consommatrice majeure d’énergie. Ce triptyque, appelé Nexus EEA, constitue aujourd’hui un levier stratégique pour concilier transition énergétique, résilience climatique, sécurité alimentaire et développement territorial au Sénégal.
En dépassant le cloisonnement administratif habituel, l’approche Nexus permet d’optimiser l’allocation des ressources, d’anticiper les arbitrages nécessaires entre usages concurrents et de maximiser l’impact des investissements, qu’ils soient publics ou privés. C’est dans cette logique que s’inscrit l’atelier du 30 avril, véritable plateforme de convergence entre les politiques nationales et les engagements internationaux du Sénégal.
L’ambition affichée par la Direction de la Transition Énergétique et ses partenaires est de faire émerger des projets concrets, bancables, et directement en phase avec les grandes orientations du pays, notamment le Partenariat pour une transition énergétique juste (JETP – Just Energy Transition Partnership). Ce mécanisme, soutenu par un groupe de pays partenaires et d’institutions financières internationales, accompagne le Sénégal dans sa sortie progressive des énergies fossiles tout en garantissant un développement équitable et inclusif.
En intégrant le Nexus EEA dans cette dynamique, le Sénégal ne se contente pas de réduire ses émissions de carbone : il agit simultanément sur la souveraineté alimentaire, l’accès à l’eau potable et l’électrification rurale. Plusieurs pistes de projets ont été évoquées lors des travaux, parmi lesquelles :
· L’irrigation solaire à grande échelle pour les périmètres agricoles, permettant de réduire la dépendance aux groupes électrogènes diesel ; · Le développement de mini-réseaux hybrides (solaire-batterie) pour les stations de pompage d’eau potable en zones rurales ; · La réutilisation des eaux usées traitées pour l’agriculture périurbaine, couplée à la production de biogaz ; · Des infrastructures de stockage d’eau associées à des petites centrales hydroélectriques.
Tout au long de la journée, les participants ont travaillé en groupes thématiques et tables rondes afin d’identifier les freins réglementaires, techniques et financiers à l’émergence de projets intégrés. L’appui du Global Green Growth Institute (GGGI) a permis de mobiliser des méthodologies éprouvées d’analyse coûts-bénéfices et d’évaluation des risques climatiques, tout en facilitant le dialogue entre les ministères sectoriels, les collectivités territoriales, les services techniques déconcentrés et les acteurs privés.
Cette approche participative vise à consolider une analyse intersectorielle partagée. À l’issue des débats, une feuille de route a été esquissée, fixant les étapes clés pour la pré identification, la priorisation et la maturation des premiers projets pilotes Nexus EEA. L’objectif est qu’ils puissent être présentés aux bailleurs de fonds et aux investisseurs institutionnels d’ici la fin de l’année 2026.
Placé sous le thème : « Renforcer l’analyse intersectorielle Eau-Énergie-Agriculture afin d’identifier, prioriser et structurer des projets Nexus opérationnels, prêts à l’investissement et alignés sur les priorités nationales et le JETP », cet atelier a réuni un large éventail d’acteurs institutionnels, techniques et financiers autour d’un constat partagé : les approches sectorielles traditionnelles montrent leurs limites face à l’interdépendance croissante entre les ressources hydriques, énergétiques et les systèmes alimentaires.
L’eau est indispensable à la production d’énergie (hydroélectricité, refroidissement des centrales) et à l’agriculture (irrigation). L’énergie est nécessaire au pompage, au traitement de l’eau et à la mécanisation agricole. L’agriculture, quant à elle, influence la qualité et la disponibilité des ressources en eau, tout en étant une consommatrice majeure d’énergie. Ce triptyque, appelé Nexus EEA, constitue aujourd’hui un levier stratégique pour concilier transition énergétique, résilience climatique, sécurité alimentaire et développement territorial au Sénégal.
En dépassant le cloisonnement administratif habituel, l’approche Nexus permet d’optimiser l’allocation des ressources, d’anticiper les arbitrages nécessaires entre usages concurrents et de maximiser l’impact des investissements, qu’ils soient publics ou privés. C’est dans cette logique que s’inscrit l’atelier du 30 avril, véritable plateforme de convergence entre les politiques nationales et les engagements internationaux du Sénégal.
L’ambition affichée par la Direction de la Transition Énergétique et ses partenaires est de faire émerger des projets concrets, bancables, et directement en phase avec les grandes orientations du pays, notamment le Partenariat pour une transition énergétique juste (JETP – Just Energy Transition Partnership). Ce mécanisme, soutenu par un groupe de pays partenaires et d’institutions financières internationales, accompagne le Sénégal dans sa sortie progressive des énergies fossiles tout en garantissant un développement équitable et inclusif.
En intégrant le Nexus EEA dans cette dynamique, le Sénégal ne se contente pas de réduire ses émissions de carbone : il agit simultanément sur la souveraineté alimentaire, l’accès à l’eau potable et l’électrification rurale. Plusieurs pistes de projets ont été évoquées lors des travaux, parmi lesquelles :
· L’irrigation solaire à grande échelle pour les périmètres agricoles, permettant de réduire la dépendance aux groupes électrogènes diesel ; · Le développement de mini-réseaux hybrides (solaire-batterie) pour les stations de pompage d’eau potable en zones rurales ; · La réutilisation des eaux usées traitées pour l’agriculture périurbaine, couplée à la production de biogaz ; · Des infrastructures de stockage d’eau associées à des petites centrales hydroélectriques.
Tout au long de la journée, les participants ont travaillé en groupes thématiques et tables rondes afin d’identifier les freins réglementaires, techniques et financiers à l’émergence de projets intégrés. L’appui du Global Green Growth Institute (GGGI) a permis de mobiliser des méthodologies éprouvées d’analyse coûts-bénéfices et d’évaluation des risques climatiques, tout en facilitant le dialogue entre les ministères sectoriels, les collectivités territoriales, les services techniques déconcentrés et les acteurs privés.
Cette approche participative vise à consolider une analyse intersectorielle partagée. À l’issue des débats, une feuille de route a été esquissée, fixant les étapes clés pour la pré identification, la priorisation et la maturation des premiers projets pilotes Nexus EEA. L’objectif est qu’ils puissent être présentés aux bailleurs de fonds et aux investisseurs institutionnels d’ici la fin de l’année 2026.

